03/10/2006
Le minaret de Jam
Un véritable joyau au creux des montagnes de l’Afghanistan
A 1900 mètres d’altitude, le minaret de Jam se dresse dans un décor spectaculaire au confluent des rivières Hari Rud et Jam Rud. Avec sa hauteur de 65 mètres, c’est la deuxième plus haute tour en briques du monde. Une inscription permet d’en dater la construction à 1194.
Le minaret marque probablement l’emplacement de la ville de Firuzkoh, capitale mythique de l’empire ghoride (1000/1215) qui régna sur l’Afghanistan et le nord de l’Inde. Erigé pour célébrer la victoire à Delhi du Sultan Ghiyas Ud-Din sur l’empire Ghaznavide, on l’appelle aussi « tour de la victoire ».
La ville fut ravagée par le Mongol Ogödei en 1222. Epargné, le minaret fût oublié par le monde extérieur. Il fût redécouvert en 1957 par l’archéologue André Maricq.
Superbe exemple de la créativité architecturale et de la maîtrise des techniques de construction de cette époque, c’est l’un des rares vestiges de la période ghoride. Véritable prouesse architecturale, sa beauté est toujours intacte. Le minaret est constitué de quatre tours cylindriques fuselées sur une base octogonale. A l’intérieur, un escalier hélicoïdal mène au sommet. Sa surface est recouverte de briques finement travaillées qui forment des motifs géométriques harmonieux et dessinent des inscriptions coraniques.
Le minaret de Jam a été inscrit au patrimoine mondial par l’UNESCO en 2002. C’est un site en danger. En effet, ses fondations sont menacées par les crues et l’érosion des cours d’eau. Le minaret penche dangereusement. Des fouilles sauvages sont réalisées autour du monument.
11:20 Permalink | Comments (0) | Email this


The comments are closed.